La théorie de l'évolution en évolution ?
Les (néo)darwinismes ne répondent pas à toutes les questions...
Sans remettre en cause la théorie de l'évolution selon Darwin, plusieurs études récentes apportent un éclairage nouveau sur certains points. Yves Coppens émet également des doutes sur la notion de hasard dans le processus d'évolution. Ce n'est pas, bien sûr, un retour au Lamarckisme... mais des questions sont posées... et le Darwinisme n'apporte pas toujours de réponses pleinement satisfaisantes.
Hominidés.com n'est pas là pour faire l'apologie du Lamarckisme et se contente de vous présenter des études qui ne sont pas dans l'air du temps...
Si une science est vivante elle doit savoir être à l'écoute... Elle doit admettre les "amendements" ! et surtout, ne jamais, jamais, être absolue et réfuter toute critique ou apport...
Un documentaire sur Arte présente les résultats des recherches d'Anne Dambricourt Mallasé. La bipédie et la stature redréssée de l'homme serait due à un processus d'évolution interne. Le principal acteur serait un os central dans le crâne : le sphénoide. Homo sapiens, une nouvelle histoire de l'homme.
Octobre 2005 :Homo sapiens, une nouvelle histoire de l'homme.
Sur l'héritabilité des caratères acquis.
Une étude suédoise (Université d'Uméa) publiée dans l'Européan Journal
of Human Genetics montre qu'un individu pourrait être influencé par le
mode d'alimentation de ses ancêtres !
En étudiant les habitants d'une petite commune sur plusieurs
générations (320 individus), l'équipe a mis en évidence que si un aïeul
avait souffert dans son adolescence de malnutrition (famine) sa
descendance héritait d'une protection contre les maladies
cardio-vasculaires (et du diabète !). A l'inverse si l'aïeul avait
benéficié d'une alimentation riche, ses descendants ont un risque de
mortalité par diabète 4 fois supérieure. A noter : cette transmission
se produit majoritairement sur la lignée paternelle.
L'héritabilité épigénétique, hypothèse avancée par l'équipe suédoise,
pose problème... Car cette héritabilité fait resurgir les théories de
Lamarck, depuis longtemps balayées par le Darwinisme...
Réactions à propos de cette étude.
Marcus Pembrey
(University College de Londres) évoque d'autres études récentes qui
vont dans le même sens mais, prudent, conclut "Une réplication
indépendante des résultats suédois est nécessaire, mais ces
observations devraient susciter des perspectives de recherche
entièrement nouvelles".
Claudine Junien (Professeur de génétique, Hopital Necker) parle d'un
phénomène épigénétique qui "pourrait servir de rhéostat pour s'adapter
rapidement à un environnement donné, contrairement à la sélection
Darwinienne".
Thierry Grange (Chercheur, Institut Jacques Monod) s'il ne remet pas en
cause les données issues de cette étude, reste plus circonspect sur les
conclusions.
Philippe Froguel (spécialiste du diabète, institut Pasteur, lille) a
déjà remarqué ce type de phénomène "d'empreintes parentales" mais ne
l'avait pas associé à une lignée masculine...
(Origine de l'article : Le Monde du 27/11/02)
Yves Coppens et le scénario de l'évolution
Dans Nouvelles Clés à propos de son livre "Le genou de Lucy"
A une question sur les mutations qui se font complètement au hasard, Yves Coppens réplique :
"Je
n'en suis pas si sûr. Il y a un va- et-vient entre nos gènes et
l'environnement". Il avance l'hypothèse que "l'environnement modifie
effectivement le génome - l'environnement devient en quelque sorte
génétique".
Pour appuyer ses remarques, il évoque que le fait de trouver sur
certains sites des centaines d'espèces "miraculeusement adaptées" à
leur milieu semble imposible en ne pensant que cela est dû qu'au hasard
et à la nécessité...
Dans La Recherche (février 2003)
Yves Coppens est surpris
par la rapidité avec laquelle certaines espèces s'adaptent à un nouveau
milieu. Il cite l'exemple de l'arrivée d'un éléphant, dans les îles
d'Indonésie et qui, en quelques dizaines de milliers d'années
seulement, a vu sa transformation en différentes espèces plus petites !
Dans Sciences et Vie (mars 2003)
"Quand on voit cinq
lignées de suidés évoluer de concert vers des formes à molaire plus
hautes et chargées de plus tubercules, on a de la peine à croire aux
sacro-saintes mutations au hasard que la sélection va retenir parce
que, par chance, elles sont justement meilleures pour la survie de
l'espèce."
Et reprenant son cheval de bataille... il imagine "dans les caryotypes,
un mécanisme subtil qui serait capable de recevoir l'information du
milieu qui change et de s'en servir, en toute connaissance de cause,
pour provoquer, dans la bonne direction, lesdites mutations"...
Cet article est tiré sur du site pro-évolutionniste suivant :
http://www.hominides.com/
