Le Darwinisme en question, rien n'est établi ...



Les moteurs de l'évolution sont inconnus ; en raple, ils n'ont rien à voir avec la sélection Naturelle, qui, elle, élimine,on le sait - voir son éthymologie...)

11 hypothèses émises, une ou deux survivent et personne n'est d'accord...





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Voici les points essentiellement disputés :

1. Transmutationisme - les espèces changent de forme et deviennent d'autres espèces ; la vision alternative s'appelle Statism, en anglais, fixisme est utilisé en francais.
2. Descendance commune, 'ancêtre commun' - les espèces proches ont des ancêtres communs ; la vision alternative est la Parallel descent , une vision typiquement lamarckiste.
3. Lutte pour la survie - plus d'individus naissent qu'il n'en peut survivre (idée mise en avant par l'économiste Malthus); La vision alternative est parfois appelée Commensalisme.
4. Sélection naturelle - les individus les mieux adaptés ont plus de descendants ;
5. Sélection sexuelle - les individus sexuellement les plus attractifs se reproduisent plus (conséquemment, ont plus de descendants), de telle sorte que des caractères inadaptés peuvent se propager. Pas non plus de nom officiel pour la vision alternative, juste un déni que cela se produise.
6. Distribution Biogéographique - les espèces se présentent à proximité d'espèces jumelles, expliquant la distribution de genres variés ; cette vision, d'abord publiée par Wallace, s'oppose à la plus ancienne notion de "centre unique de création".
7. Hérédité -
a. La propre théorie de Darwin a été appelée "pangénèse" et n'est plus acceptée aujourd'hui (c'était une forme de ce qu'on appelle maintenant "néo-Lamarckisme", ou "hérédité des caractères acquis"),
b. Weismannisme - vision plus moderne selon laquelle les gènes n'enregistrent pas l'information concernant l'existence des organismes.
A cela nous devons ajouter quatre concepts théoriques plus récents :
8. Mutations aléatoires - idée que les changements dans les gènes ne sont pas dirigés vers de "meilleures" adaptations ; en d'autres mots, que les mutations sont aveugles en regard des besoins imposés par le milieu dans lequel les organismes se trouvent.
9. Genetic drift/neutralism, dérive génétique/neutralisme - idée selon laquelle les changements dans les pools de gènes sont dûs à la chance ou au dénommé "effet d'échantillonnage" des petites populations. Le neutralisme moléculaire, proposé par Mooto Kimura, est la vision selon laquelle la structure moléculaire des gènes change principalement de manière purement aléatoire dans les populations.
et
10. Fonctionalisme ou adaptationnisme - vision selon laquelle les caractéristiques des organismes ne sont dues ni ne sont contraintes par la forme (morphologie) de leur lignée mais bien aux bénéfices fonctionels ou adaptatifs qu'ils en tirent. La vision alternative n'a pas de nom officiel, mais on pourrait voir le terme exaptationisme émerger.

Le Darwinisme, qui partage cela en commun avec de nombreuses sciences traitant des changements historiques, affirme également le point suivant :
11. Gradualisme - Idée selon laquelle les changements n'interviennent pas tous en meme temps, et qu'il y a des états intermédiaires des plus précoces aux suivants. Les Anti-Darwinismes

Chacune de ces théories darwiniennes peuvent, et ont été à certains moments depuis les 150 dernières années, interrogées, et comme résultat final appelé "antidarwiniennes". Les anti-Darwinismes incluent [3] :
Le Créationisme Spécial (parfois seulement "Créationisme" , vision assurant que les espèces sont créées 'spécialement' dans chaque cas): conteste les points 1, 2, 6 et généralement le 8. Exemples: Le dernier biologiste à être un 'créationniste spécial' fut Louis Agassis (d. 1873).
Orthogénèse (évolution linéaire, comme la pensée de la Grande Chaine d'Existence, qui regarde l'évolution comme procédant par voie directe vers ses objectifs, également parfois appelée évolution téléologique ou encore progressionnisme) : conteste les points 8 et 9. Exemples: Lamarck, Nägeli, Eimer, Osborn, Severtsov, Teilhard. Souvent retrouvée sous forme de vagues déclarations dans la biologie la plus orthodoxe (dans des termes comme "primitif" et "supérieur" au lieu des significations usuelles de ancestral et dérivé). [4]
Le Néo-Lamarckisme (ou Instructionisme, regarde l'environnement comme instructeur direct du génome, et/ou vision assurant que les changements se produisent en anticipant les besoins de l'organisme): conteste les points 7b, 8 and 9. Exemples: Darwin, Haeckel, ED Cope, S Butler, Kropotkin, GBS Shaw, Kammerer, Koestler, E Steele [5], Goldschmidt [6, 6bis]
Process Structuralism (ou Formalisme, ou encore Laws of growth tradition, également appelé Naturphilosophie, dérivant de Goethe et Oken - théorie qui affirme l'existence de loi profondes du changement qui détermine certaines voire toutes les caractéristiques des organismes): contestation des concepts 3 to 5 et 10. Exemples: Goethe, Geoffroy, D'Arcy Thompson [7, 7bis], Goodwin, Salthe, Gould, Løvtrup [8]
Saltationisme (également appelé mutationisme dans les textes antérieurs a 1940 ou encore "Mutation Theory", vue selon laquelle les changements entre formes surviennent tous simultanément ou pas du tout): déni des notions 11, parfois 2. Exemples: Galton, TH Huxley, De Vries, TH Morgan, Johannsen, Goldschmidt [6]
Pour des raisons historiques, il convient de noter que toutes ces idées à l'exception du Créationnisme Spécial ont été défendues par des gens se définissant comme darwiniens. Bien sûr, nombre eugénistes pensaient également être de bons darwiniens (y compris le cousin de Darwin Francis Galton, son fils Leonard, RA Fisher et Karl Pearson [9]). Cependant, TH Huxley et Galton étaient "saltationists", Gould est un "process structuralist" partiel ainsi que Richard Lewontin. Darwin lui même, et son disciple George Romanes, furent également Instructionistes, et les nombreux darwiniens "orthogénétiques" sont difficiles à lister. Cependant, pour être en désaccord avec le Darwinisme aujourd'hui, il faut contester préférentiellement plus d'une de ces thèses.
Variation de l'opinion au sein de la Biologie

Plus encore, au coeur de la biologie elle même se côtoient une game très large d'opinions, certaines desquelles sont parfois appelées anti-Darwiniennes soit par les biologistes eux mêmes, soit par d'autres personnes souhaitant se servir de ces différences pour "prouver" que le darwinisme est 'sur les genoux'.
Le Pluralisme est l'idée qui défends que la sélection naturelle n'est pas la seule, ni même peut être le principal mécanisme actif dans l'évolution (contestant de fait tout ou partie des principes 4, 5, 7b and 8). Parfois cette vision est liée à celles collectivement répertoriées sous le terme de Hiérarchicalisme et aussi au "Process Structuralism" (illustrée par Gould, Eldredge et leurs collaborateurs), qui rejette la vision connue comme Genic Reductionism (et représentée par Dawkins, GC Williams et Maynard Smith) - qui clame que les "unités de sélection" sont les gènes. La vision hiérarchicaliste de l'évolution tends à nier que la sélection agit sur les gènes (ou uniquement sur les gènes). Gould [11] argumente entre autre en faveur d'un important rôle de la contingence dans l'évolution mais cela n'est pas, ni n'a jamais été, non-darwinien, et même les partisans de la plus stricte sélection reconnaissent le rôle de la contingence. L'opposition au Pluralisme, le Monisme, assure que tout phénomène évolutif (et en particulier biologique) peut être conduit par une unique série de théories cohérentes ou de mécanismes.
Il est parfois retenu que le Réductionisme Génétique (Genic Reductionism) est identique à une autre position connue sous le nom de Néo-Darwinisme, ou encore au Darwinisme Synthétique. Cela est faux. Le Néo-Darwinisme fut une école de pensée entre 1880 et 1930 qui fit de la sélection naturelle l'unique et seule cause de toute évolution. Elle fut initiée par AR Wallace et Weismann, et tenta de nier l'efficience de la dérive (9, bien que cela ne fut pas directement statué avant 1930 par Sewall Wright) et de la sélection sexuelle (5). Elle n'a pas fait l'unanimité ni la majorité parmi les darwiniens et ne s'étendit jamais en dehors de l'Angleterre ou dans une moindre mesure de l'Allemagne.
Le Darwinisme Synthétique fut "baptisé" par Julian Huxley [12] en 1942 comme le mariage (parfois difficile) entre la génétique mendélienne et les travaux de Fisher en termes mathématiques de la théorie de la sélection naturelle (de 1 a 6, 7b, 8 et 9). Au même moment, la vision de Sewal Wright selon laquelle la plupart des changements est d'ordre non-sélectif (9) a été incorporé à la synthèse.
Le Réductionisme Génétique est aujourd'hui le résultat de l'apport des développements récents de la Théorie des Jeux [13] appliqués à la modélisation des changements dans les populations à la théorie Synthétique de l'Evolution. Pour ce faire, il est nécessaire d'avoir un support de la fitness qui colle à la théorie, et les gènes semblent en être l'entité manifeste. Le débat s'est engagé entre 1970 et 1980 sur les Unités de Sélection [14, 14bis]. Le résultat s'est focalisé sur l'idée de savoir si la sélection peut seulement agir sur les gènes dans un individu ou si elle peut également s'effectuer sur des groupes à des niveaux supérieurs y compris les espèces elles même [14, 15].
Le Réductionisme Génétique est également appelé diversement, Ultra-Darwinisme, Darwinisme Dur ("hard Darwinism" [16] ), sélectionisme, et panadaptationisme ou simplement "adaptationisme", bien que les termes sélectionisme et adaptationisme sont commun à toutes les sortes de Darwinisme (et à certaines visions non évolutionistes aussi), et Darwin et ses successeurs immédiats n'avait pas la possibilité de parler des gènes.
Récemment, la question de l'auto-organisation des systèmes biologiques a été tenue comme anti-sélection (Kauffman [17] niant le point 4), bien que les premiers partisans de l'auto-organisation (Eigen & Schuster) pensaient qu'elle était sujette aux biais sélectifs. Kauffman s'est depuis résolu à la conviction que ces idées sont cohérentes avec le darwinisme moderne avec Maynard Smith.

Les tenants modernes de ces vues, dirions nous, "hétérodoxes" sinon hérétiques, comprennent :
* Hiérarchicalisme : Salthe [18], Eldredge, Vrba [19]
* Process Structuralism: Gould, Goodwin, Ho, Kauffman [20]
* Neutralisme: Margulis, Kimura [21]
* Sélection de groupe ("Holism/Group selectionism"): Wynne-Edwards, EO Wilson, DS Wilson [15]
* Monisme: Dawkins [5], Maynard Smith

Desquels leurs intégration définitive dans le camps orthodoxe reste à voir. Certains se définissant comme anti-Darwiniens se plaignent que le Darwinisme est une cible mouvante. Il a certainement incorporé les questions soulevées par le Mendélisme, la mutation, la dérive génétique et l'évolution neutre. C'est cependant un trait propre à la tradition scientifique, sinon des philosophies axiomatiques formelles.

Taux de changement des histoires phylogénétiques

Considérons maintenant le débat sur les équilibres ponctués. Il est supposé être anti-darwinien parce qu'il remet en question le gradualisme de Darwin, qu'on dit hérité du géologiste Charles Lyell. Cependant, Darwin lui même à statue que l'évolution pourrait se réaliser à des taux différents, et deux fondateurs de la Théorie Synthétique - Mayr et Simpson - développèrent tous deux des théories relativement rapide du changement et des évènements de spéciation. Quand Gould et Eldredge proposèrent tout d'abord leur Théorie des Equilibres Ponctués, ils étaient bien au sein du darwinisme orthodoxe, et aprés diverses emphases sur les 20 années suivantes, leur théorie est à nouveau tenue pour orthodoxe. L'espèce d'Uniformitarisme que Darwin hérita de Lyell se basait sur la supposition que les causes opérantes dans la période contemporaine ne sont pas qualitativement différentes de celles des premiers temps. Cependant, elles pourraient différer quantitativement en taux et en intensité, et s'il devient évident que c'est le cas, cela n'est pas une preuve contre le darwinisme tel qu'il a été exprimé depuis 1859 jusqu'à aujourd'hui.

Un problème différent mais qui est relié, est l'utilisation d'un argument en défaveur de la conception actuelle des phylogénies retourné comme argument contre le darwinisme, notamment par les créationnistes américains, à propos de l'intervention de Colin Patterson à l'American Museum of Natural History, à New York, à l'attention d'un groupe de systématiciens (dont le travail consiste à classer les espèces et ses relations les unes avec les autres). La supposition faite dans le travail de J. Huxley en 1942 reposait sur l'idée que l'évolution se devait d'être la base des schémas de la classification naturelle - les espèces les plus récemment séparée sont les plus proches. Un groupe de chercheurs connu sous le nom de "Pattern Cladists" tenait qu'il est logiquement impossible d'identifier les espèces ancestrales, de telle sorte que la classification naturelle ne pouvait aboutir (ils étaient partisans d'une base logique différente pour établir la classification). Patterson titra son intervention "Evolution et Créationisme" sur la suggestion de son compagnon 'pattern cladist' Gareth Nelson (signifiant que la classification naturelle ne disait rien sur-, ni ne dépendait de l'histoire évolutive), ce qui a été repris de la sphère de la classification et étendu dans le domaine de la biologie en général. Aujourd'hui les cladisticiens sont évolutionnistes et ne nient aucune des 11 thèses Darwinistes, sauf dans le contexte de la reconstruction des histoires phylogénétiques.

Conclusion

Être un anti-Darwiniste est à la fois aisé et très difficile. Il est facile en niant le principe de base (1) ou en assumant que certains des dix autres principes sont à la base du darwinisme et en les niant (mais cela ne les supprime pas pour autant - comme le disait Lincoln, appeler la queue une jambe ne signifie pas que les chiens aient cinq pattes). Mais il est très difficile de trouver une autre alternative que le (1), qui est vraiment inflexible dans le darwinisme, et aussi longtemps que les lignes générales du darwinisme sont retenues, les notions relatives peuvent fluctuer. La négation d'une seule des 10 autres thèses n'est pas la négation de toutes les autres, et le rejet de l'exclusivité de l'une d'elles n'est pas le rejet de la validité des autres. Etre anti-Darwiniste requiert un énorme travail empirique pour desétablir plusieurs de ces thèses et pour montrer que les modes de pensée darwiniens sont inutiles ou erronés.


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