Et maintenant, je cite un exemple d’animal connu, que sont les chiens de la race des labradors. Ces chiens, lorsqu’ils vivent en appartement, ne font pas leurs besoins à l’intérieur de l’appartement. Mais pour quelles raisons véritablement abracabrantesques seraient-ils « propres » et ne feraient leurs besoins que selon le bon vouloir de leur « maître », à l’heure que ceux-ci décident ? Je mets le mot « maître » entre guillemets, parce que les évolutionnistes sont bien en peine d’expliquer les mécanismes génétiques qui ont transformé le patrimoine génétique des labradors et de la quasi-totalité des chiens en « bons toutous », soumis à la volonté d’un humain ; en effet, la notion de « maître » doit être probablement inscrite dans le patrimoine génétique du labrador !!! On nage véritablement dans l’inconnu, et tous les propriétaires de chiens sont un peu créationnistes lorsqu’ils amènent une gamelle de pâtée ou de viande fraîche à leur animal préféré, ou quand leur « bon toutou » est prêt à bondir sur la personne que son maître lui désigne… Mais allez-vous me dire d’où vient cette particularité génétique des chiens qui sont soumis aux aléas de la vie d’appartement et de surcroît qui sont soumis à leur « maître » ?
Il faut se rappeler que les besoins des chiens sont régulés par le système nerveux sympathique et parasympathique, c’est à dire que les chiens ne font « pipi » ou « caca » que lorsqu’ils sont disposés, commandés, autorisés à le faire par leur système nerveux périphérique. Le lecteur pourra me dire que l’être humain aussi, est autorisé par son système nerveux périphérique à faire ses besoins que dans certaines conditions, telles que l’état de veille ; et que par conséquent ils ne peuvent déféquer que lorsqu’il ne dort pas. Eh bien, c’est bien pire pour le labrador, qui doit attendre que son « maître » veuille bien le « sortir » dehors pour qu’il fasse ses besoins. Et ça n’est pas anodin… En effet, le chien ne se fie pas au sol à renifler pour déclencher la défécation, car les propriétaires de labradors existent aussi bien en plein centre de Paris qu’en pleine campagne, ou devant des parcelles de terrain bien herbeux pour que l’« instinct » « évolutif » du labrador se déclenche. Il ne s’agit justement pas de l’instinct « évolutif » du chien qui est en cause mais bien la présence et le lien au maître qui l’autorise physiologiquement à déféquer ou faire pipi.
On me répondra qu’un chien est « propre par nature », car « c’est dans l’ordre des choses », on constate en effet que une bonne partie des espèces animales fait ses besoins dans des conditions de propreté conditionnées. Mais cela n’explique pas fondamentalement l’origine causale du déclenchement des mécanismes préalables à la défécation, que ce soit pour le chien ou pour toutes les autres espèces de tétrapodes ! On peut seulement expliquer le conditionnement citadin et, en fait, « domestique » du chien uniquement par l’origine créationniste des espèces de chiens domestiques, nos bons toutous, qui font leurs besoins dans le caniveau ou ailleurs, dans un jardin public.